Pourquoi parler français en France? Prochaine rencontre sur le multiculturalisme, le 2 avril

Le cycle de rencontres sur le multiculturalisme se poursuit à bon rythme : voici déjà que se profile la prochaine soirée, jeudi 2 avril, sur le thème de la politique des langues, une rencontre à Sciences Po soutenue par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF, pas facile à prononcer au début…).

La constitution de la Ve république dispose que : « La langue de la République est le français ». Cependant, force est de constater que les femmes et les hommes qui habitent la République ont une relation différenciée avec cette langue: parfois maternelle, parfois apprise, parfois même ignorée la langue française constitue une expérience singulière d’un groupe à un autre.

Pourquoi dès lors attacher tant d’importance à la primauté de la langue française sur le territoire. Après tout, quand la Première République voit le jour en 1792, le portrait linguistique de la France est contrasté: la langue maternelle d’une grande partie des citoyens n’est pas le français de Paris et la population est largement analphabète. Il faut vraiment attendre la Troisième République et une politique d’éducation radicale pour que le français s’impose comme première langue sur l’ensemble du territoire. À cette époque déjà, tandis que les partisans de cette politique saluent l’émergence d’une nation homogène, d’autres regrettent le danger que fait peser l’uniformité linguistique sur la diversité humaine.

Aujourd’hui, le débat émerge à la faveur des questionnements nouveaux autour de la notion de démocratie, des flux migratoires et de la multiplication d’exemples étrangers de pays endossant constitutionnellement leur diversité linguistique. Et il apparait que cette question de la langue est plus qu’un simple problème d’idiome. La langue est un marqueur culturel ; elle porte avec elle des trésors de contes, de chansons et de littérature. Plus généralement, la langue porte une manière particulière d’envisager le monde et doit être posée comme partie intégrante du débat sur la diversité culturelle.

Dès lors la question ne doit-elle pas être posée : le français étant fortement inscrit dans l’appareil institutionnel, quelle place pour les autres langues de France, en particulier dans le champ de l’éducation ? Quelle place pour les langues des migrants et les langues régionales ? Les expériences étrangères et les cas passés démontrent que ces interrogations ne peuvent être balayées du revers de la main. Des situations de bilinguisme ou de trilinguisme institutionnels existent et ont existé, preuve qu’il n’y a pas de fatalité en la matière. Quelle politique publique concevoir en matière de langues ?

Pour s’inscrire, connaître les intervenants et les détails pratiques, allez à cette adresse :  http://apahsasso.wix.com/apahs#!pourquoi-parler-le-franais-en-france/c1aqi

 

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