Socialisme et culture (2)

Bonjour,

comme annoncé la semaine dernière, je m’intéresse aujourd’hui au programme du candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, en matière culturelle.

Après une première phase de la campagne (les primaires de la « Belle Alliance populaire » dont le nom fleurait bon son été 36) où les idées et les propositions sur la culture de tous les candidats brillaient par leur absence ou leur imprécision, on dispose à présent d’un peu plus de matière, à travers les déclarations de Benoît Hamon et surtout de son site de campagne où je suis allé puiser ces informations à cette adresse :

https://www.benoithamon2017.fr/thematique/pour-une-republique-bienveillante-et-humaniste/#culture

Entre ceux qui prônent la nécessaire modestie de l’Etat culturel (voire sa disparition) et ceux qui veulent relancer une grande politique culturelle dotée de moyens conséquents, Benoît Hamon a clairement choisi son camp. Il propose de porter le budget consacré à l’art et au développement de la culture à 1% du PIB. Je souligne ce point : non pas 1% du budget de l’Etat, comme ce fut longtemps la revendication d’une partie de la gauche et des milieux culturels, mais bien 1% du PIB.

Le chiffre symbolique du 1% de l’Etat pour le budget du ministère de la Culture a été atteint dans les années 1990 et dépassé dans le budget récent : le PLF 2017 prévoit un budget Culture et Communication à 1,1% du budget de l’Etat, en hausse de 5,5% par rapport à 2016, un rattrapage en partie électoraliste après le recul des années 2013 et 2014 qui avait participé du désamour de la gauche pour François Hollande. Il se décompose en 3,6 milliards d’euros pour la Mission culture, recherches et médias, 4 milliards d’euros pour l’audiovisuel public, 10 milliards en tout si l’on ajoute les taxes affectées et les dépenses fiscales.

Voir le projet de loi finance 2017 :

budget-mcc-plf-2017

Affecter 1% du PIB à la Culture et à la Communication reviendrait donc à allouer environ 20 milliards d’euros à ce domaine (le PIB 2016 de la France est de 2181 milliards d’euros), soit un nouveau doublement du budget, après celui, historique, de 1982. Je ne sais pas si c’est réaliste, mais c’est ambitieux. Mais sans doute ce chiffre comprend-il aussi les dépenses des collectivités territoriales qui assurent aujourd’hui les trois quarts des dépenses publiques culturelles – un mode de calcul qui relativiserait beaucoup la progression spectaculaire du budget.

Benoît Hamon dit souhaiter un rééquilibrage du soutien de l’Etat aux différents acteurs culturels. Faisant référence à la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République, promulguée en 2015), il met en avant la notion de « droits culturels » (sans entrer dans le détail de ces droits, ce qui serait pourtant nécessaire) et de « territoires », appelant à élaborer des « schémas directeurs entre l’Etat et les collectivités territoriales » et à soutenir l’ « entrepreneuriat culturel ». On aimerait en savoir plus sur ces points qui restent pour le moment à l’état de principes. Mais je n’ai pas l’impression que ce soit si novateur, l’Etat ayant multiplié depuis les années 1970 les formes de contractualisation avec les collectivités territoriales.

L’éducation artistique et culturelle est présentée comme une « priorité » et l’école placée au centre du dispositif avec le programme « Arts pour tous à l’école », qui n’est malheureusement pas détaillé. Reprendra-t-il tout ou partie des réformes qu’avaient conçues Jack Lang et Catherine Tasca au début des années 2000 avec leur plan des arts à l’école? L’idée en tout cas est de systématiser la présence des arts à l’école, toujours en partenariat avec les collectivités territoriales.

Les jeunes sont également concernés par le projet de « passeport culture » qui serait délivré à tout adolescent entre 12 et 18 ans. Ce passeport, dont la nature non plus que l’émetteur (Etat? commune? autre collectivité?) ne sont pour le moment précisés, est censé leur donner accès non seulement aux arts dits « populaires » comme le cinéma et les concerts, mais également aux autres représentations habituellement moins fréquentées du grand public (expositions d’artistes locaux, théâtre, opéra, etc.). A comparer avec le chèque culture proposé par Emmanuel Macron.

Est également proposée la création de « fabriques de la culture » qui devraient remplacer (ou compléter?) le réseau existant des Maisons des jeunes et de la culture et des Scènes nationales (que Benoît Hamon persiste à appeler les « Maisons de la culture », façon Malraux). Le modèle serait plus participatif que les Scènes nationales puisque ces fabriques permettraient de « co-construire » des projets artistiques entre pouvoirs publics, secteur culturel, associations et fondations. Victoire des MJC sur les Maisons de la culture, retour de l’animation socio-culturelle? Malraux doit se retourner dans sa tombe et Jack Lang dans son lit.

Autre proposition intéressante : la création d’un « statut de l’artiste ». Il permettrait de donner une couverture sociale à des créateurs dont la pratique n’est actuellement pas concernée par le régime de l’intermittence du spectacle (que Benoît Hamon dit vouloir préserver) : auteurs, scénaristes, compositeurs (les artistes plasticiens semblent étrangement absents de la liste). Ce statut s’inscrirait dans le « statut unique de l’actif » appuyé sur le revenu minimum universel, qui est la mesure-phare du programme de Benoît Hamon. Comme le doublement du budget, on pourra juger cette mesure ambitieuse ou irréaliste… ou les deux.

Toujours côté artistes, Benoît Hamon projette de créer un « visa artiste » pour, dit-il, « mieux accueillir les talents étrangers et favoriser les échanges culturels entre artistes français et internationaux ». Partant du constat que les artistes étrangers qui désirent se rendre en France pour des collaborations artistiques se heurtent aujourd’hui à de grandes difficultés administratives du fait du durcissement des règles encadrant l’immigration, Benoît Hamon propose un visa spécial pour faciliter leurs démarches.

Rien n’est dit sur le réseau culturel français à l’étranger, mais Benoît Hamon propose de fonder un « pavillon de la langue française » qui aurait pour missions de promouvoir le multilinguisme, renforcer l’apprentissage du français à l’étranger et projeter la culture française dans le monde. Mais n’est-ce pas déjà ce que fait l’Institut français? Quid aussi de la question épineuse de la ratification par la France de la Charte des des langues régionales ou minoritaires? Sur le chapitre européen, les propositions paraissent bien vagues et se bornent à rappeler quelques principes, en particulier la défense de l’exception culturelle dans le domaine des industries culturelles.

Ces industries culturelles font l’objet d’un certain nombre de propositions parmi  les plus fortes du programme culturel de Benoît Hamon.

D’abord une loi qualifiée d’ « anti-trust » dans le domaine des médias, censée garantir le pluralisme et l’indépendance des médias et la qualité de l’information. Cette loi interdira à tout groupe privé de détenir plus de 40% des parts d’un média de presse écrite, radio, TV ou en ligne. Un même groupe ne pourra pas non plus dépasser le seuil de 20% des parts dans plus de deux médias. Enfin, tous les médias devront mettre en évidence sur leurs contenus le nom de leurs propriétaires, afin que les Français puissent s’informer en connaissance de cause. Il n’est pas sûr que ces mesures, qui se heurteront sans doute à la résistance des grands groupes de communication, suffisent à garantir le pluralisme – des participations croisées, parmi d’autres mesures de contournement, permettront de maintenir l’emprise des groupes existants. Mais on peut essayer.

La publicité sera définitivement bannie de la télévision publique (une mesure qu’avait commencé de mettre en place Nicolas Sarkozy, rappelons-le, à la grande joie des chaîne privées), qui serait encouragée à mettre l’accent sur les programmes éducatifs et culturels (pourquoi pas?, mais cela suppose que la télé publique renonce à la course à l’audience).

Benoit Hamon souhaite voir émerger un nouveau modèle économique pour les médias, inspiré des fondations à but non lucratif ; un modèle mieux à même, selon lui, de garantir une « information de qualité, libre et indépendante ». Là encore, je trouve le principe excellent mais comment, concrètement, l’Etat peut-il encourager l’émergence de ce nouveau modèle?

Le reste est plus convenu (ce qui ne veut pas dire sans intérêt ni pertinence) : développement de l’offre légale de contenus culturels numériques, moyens techniques et juridiques pour une juste rémunération des artistes (l’heure n’est pas à la licence globale et Hadopi a encore de beaux jours devant elle, visiblement), renforcement du CNC, consolidation de la taxe parafiscale sur les billets alimentant le compte de soutien du cinéma et du financement du cinéma par la télévision. Rien de bien nouveau, si ce n’est (et encore) le projet de numérisation des oeuvres du domaine public.

Au total, un projet intéressant, encore imprécis mais d’une ambition certaine. Est-il de nature à faire qu’un jour la culture ne soit plus, comme le déplore Benoît Hamon, « un puissant marqueur de l’appartenance sociale »? Rien n’est moins sûr, tant sont fortes les logiques (et les résistances) sociales et économiques. En bon socialiste, Benoît Hamon croit dans les capacités des pouvoirs publics à équilibrer voire à inverser ces logiques. Libre à chacun d’y croire ou pas.

Pour compléter ce billet, je poste également l’appel lancé par quelques personnalités proches du Parti socialiste pour faire en sorte que la culture ne soit pas seulement un « supplément d’âme » mais l’âme même (ou le coeur, choisissez votre métaphore) du projet socialiste. Une version actualisée du discours du début des années 1980 prenant en compte la montée de l’extrême-droite et du fondamentalisme musulman (et pas que) qui rejoint le programme du candidat issu des primaires quand celui-ci estime que les pratiques artistiques et culturelles s’inscrivent dans l’évolution générale des sociétés vers de nouveaux rapports au travail et au temps libre (raréfaction du travail salarié, réduction du temps de travail, enrichissement de la notion de « loisirs »).

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Et, pour faire bon poids, un papier paru dans l’Humanité cette semaine sur la démocratisation culturelle.

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La fois prochaine, je me pencherai sur le programme culturel de François Fillon, s’il est encore à cette date le candidat de la droite et du centre.

LM

 

 

 

 

Socialisme et culture (1)

Bonjour,

j’ai fini de lire le très intéressant livre de Vincent Martigny, publié à la fin de l’année dernière aux Presses de Sciences Po, Dire la France. Culture(s) et identité nationale, 1981-1995 et je vous en propose ici un compte-rendu.

9782724619454

Dire la France… est un grand livre et qui vient à point en ces temps de crispation identitaire et de repli nationaliste. Issu d’une thèse récente en sciences politiques (profondément remaniée pour cette publication), il en a toutes les qualités et presque aucun des défauts : écrit dans une langue souple, claire et précise, il ne se caractérise par aucune « invention » archivistique majeure mais va bien au-delà d’une simple synthèse de travaux existants et renouvelle en profondeur la compréhension que nous avions des rapports entre culture et politique sur la période comprise entre les années 1960 et les années 1990 (les bornes chronologiques indiquées dans le titre désignant la période sur laquelle se focalise la majeure part de la démonstration). À vrai dire, si l’auteur de ce compte-rendu avait disposé d’un tel ouvrage voici dix ans lorsqu’il commençait à travailler sur l’histoire de la politique culturelle des années Mitterrand-Lang, bien des choses qui lui étaient obscures alors (et certaines de celles qui le sont demeurées depuis, malgré ses efforts) en auraient reçu un surcroît décisif d’intelligibilité.

Il n’est pas aisé de rendre compte d’un livre et d’une thèse avec lesquels on se trouve dans une identité de vue à peu près complète. Je ne pourrai guère apporter que des nuances ou signaler des oublis plutôt qu’opposer une franche contestation à des analyses que je partage pour l’essentiel.

Le plan d’exposition « tire un fil qui part de la naissance d’une ambition culturelle forte ds la deuxième moitié des années 1970, traverse la redéfinition de la culture par l’anthropologie, remémore le combat contre l’impérialisme culturel américain, fait resurgir les politiques du « droit à la différence » à gauche et les propositions de réforme de la nationalité à droite, se penche sur le bicentenaire de la révolution française et s’achève avec la notion d’exception culturelle forgée lors des négociations du GATT en 1993 » (p.14). C’est dire que le livre ne se cantonne pas à la politique culturelle entendue comme l’ensemble des doctrines et dispositifs mis en œuvre par les pouvoirs publics pour promouvoir les arts et leur partage, mais envisage plutôt les « politiques de la culture », c’est-à-dire la manière dont la culture au sens large (esthétique mais aussi anthropologique) s’inscrit au cœur des projets de conquête et d’exercice du pouvoir politique et forme le soubassement d’un « récit national ».

On peut, de ce point de vue, le rapprocher d’un autre livre récent, de Jeremy Ahearne, Government through Culture and the Contemporary French Right (Palgrave/McMillan 2014) ; mais là où Ahearne étudiait cinq thèmes (la question religieuse, l’éducation, la télévision, l’histoire et l’identité nationale, la place de la culture française dans le monde) constituant à eux tous une politique culturelle « implicite » durant les années Chirac et Sarkozy, Martigny se concentre sur la question de l’identité nationale, qui forme le prisme à travers lequel il relit toute l’histoire de la période précédente.

Avec une thèse initiale très forte : ce sont les socialistes – et non la tradition nationaliste conservatrice ou réactionnaire – qui, les premiers, dans les années 1970, ont fait de l’identité nationale un thème politique majeur. Et établi, dès ce moment, un lien très étroit entre la culture et celle-ci. Contre une droite accusée de livrer le pays à la culture de masse américaine, la gauche socialiste entonne le refrain de l’anti-impérialisme culturel qu’elle emprunte au Parti communiste au prix d’inflexions majeures. En particulier l’abandon du primat d’une culture d’excellence qu’il s’agirait de démocratiser, pour lui préférer une culture au pluriel (la référence à Michel de Certeau n’est pas fortuite), diversifiée, reposant sur des communautés de vie – régionales, mais pas seulement. Ce que promeuvent, au moins dans l’ordre du discours, les premiers gouvernements de François Mitterrand, et singulièrement Jack Lang, le plus engagé des ministres sur ce terrain, c’est le « droit à la différence », la valorisation des cultures minoritaires, l’éloge du métissage et de l’interculturel ; rejoignant les conclusions d’une autre thèse, celle d’Angéline Escafré-Dublet (partiellement publiée en 2014 sous le titre Culture et immigration aux Presses universitaires de Rennes), Vincent Martigny voit dans ces années 1980 « la première et unique tentative dans l’histoire contemporaine d’imposer en France une forme de multiculturalisme d’État » (p. 180), qui marche du même pas que la diversification des formes et pratiques culturelles reconnues comme « légitimes » par les pouvoirs publics.

Mais alors que cette diversification s’est poursuivie par la suite – même si elle s’est trouvée contestée par ceux qui, aujourd’hui encore, dénoncent le « tout-culturel » et l’insupportable « confusion des valeurs » – le storytelling différentialiste (pluralisme ethno-culturel, ouverture aux cultures étrangères, valorisation des particularités) a rapidement cédé la place à un discours beaucoup plus intégrateur voire assimilationniste sous le signe d’un néo-républicanisme de combat. Le multiculturalisme, devenu synonyme de communautarisme, a été à peu près unanimement rejeté au profit d’une vision redevenue très homogène de la culture nationale.

Les facteurs explicatifs sont multiples et bien analysés par Vincent Martigny : une mondialisation (et une européanisation) perçue comme menaçante, la constitution de l’immigration en problème politique et sa culturalisation (là où l’on évoquait l’immigration en termes économiques et sociaux dans les années 1970, on l’évoque en termes culturels à partir de la décennie suivante), les clivages au sein de la gauche sur ces sujets, la contre-offensive idéologique de la droite qui trouve là le moyen de sortir du piège tendu par les socialistes exploitant le succès de leur politique culturelle dans l’opinion…

Martigny montre bien la manière dont se construit un consensus entre droite et gauche au fil des années 1980 et 1990, un nouveau récit national autour de la légitimité de l’intervention de l’Etat dans le champ culturel (victoire de la gauche) mais aussi d’une définition ethno-centrée, identitaire, de la culture (victoire de la droite). Et l’on aboutit à ce paradoxe que la nation qui s’est faite la championne de l’exception puis de la diversité culturelles au niveau international est aussi l’une de celles qui se montrent les plus frileuses quant à cette même diversité au niveau intérieur.

Ce processus est saisi à travers l’analyse tant du champ politique (discours, rapports, politiques publiques) que du champ intellectuel (articles et ouvrages), et l’on ne peut que saluer l’impressionnante maîtrise de la bibliographie et des sources documentaires dont fait preuve l’auteur. Certes, le parti pris méthodologique de privilégier le discours du pouvoir, d’  « analyser la production du récit national par le haut » (p. 20) introduit nécessairement un biais dans la vision globale, comme le souci – louable – de bien marquer ce qui différencie une époque ou une politique d’une autre, un auteur ou un camp idéologique d’un autre conduit parfois Vincent Martigny à durcir un peu les oppositions. Par exemple, il n’y a pas eu à mon sens de remplacement – comme il l’écrit page 32 – d’une politique dite de démocratisation par une autre dite de développement culturel au cours des années 1970 mais plutôt une addition, une sédimentation de politiques entre lesquelles les responsables du moment opèrent des déplacements d’accent qui peuvent se révéler plus discursifs que réellement opérationnels (on pourrait en dire autant du « tout culturel » des années 1980, dont le discours masque le maintien des grandes orientations de la période précédente).

Plus fondamentalement peut-être (mais là c’est l’historien des relations culturelles internationales qui exige beaucoup d’un livre par ailleurs déjà très riche), des comparaisons dans le temps et l’espace auraient pu constituer d’utiles contrepoints : dans le temps en remontant jusqu’à la monarchie de Juillet voire à la Révolution française (mais cela aurait supposé de reconnaître que l’on peut faire une histoire longue du récit national par la culture sans postuler une quelconque continuité) ; dans l’espace en montrant combien le discours sur l’identité culturelle est partagé au niveau européen et même mondial, en particulier dans ces années 1970 où se multiplient les conférences internationales sur le sujet. Ces quelques remarques serviront, on l’espère, aux développements futurs que Vincent Martigny ne manquera pas d’apporter à ce premier opus si prometteur.

Il se trouve par ailleurs que je participais tout récemment au colloque organisé par la Fondation Jean-Jaurès sur le thème « Socialisme et Culture ».

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Je n’ai malheureusement pu assister qu’à la matinée du vendredi 27 mais c’était déjà fort intéressant, notamment sur la comparaison internationale avec les expériences de la social-démocratie allemande et du socialisme italien au début du XXe siècle. Marion Fontaine, qui menait les débats de main de maître…sse, a proposé une très bonne synthèse des débats. Vous pouvez aussi retrouver la tribune qu’elle a publiée dans Libération le 24 janvier dernier « La Culture, avenir du socialisme » d’où il ressort que, dans le cas du Parti socialiste, cet avenir se conjugue plutôt au passé…

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Ces débats m’ont d’ailleurs donné envie de me pencher sur ce que proposent les divers candidats à l’élection présidentielle en matière de culture. Dans un prochain billet, et puisque cette idée provient du colloque Socialisme et Culture, j’examinerai les propositions de Benoit Hamon et du Parti socialiste. Pour ce qui est de la droite « républicaine », j’attendrai un peu de voir qui, de Fillon, de Juppé ou de quelque autre malheureux tiré du chapeau, défendra ses couleurs quelque peu passées au grand lavage du linge sale de la famille Fillon …

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LM.