Archives pour la catégorie 2014/2015

Politiques culturelles et multiculturalisme, le 15 avril

Les soirées de débat s’enchaînent à un rythme effréné! Deux jours après la rencontre de la BNF/INA sur les images de la politique culturelle française, voici que s’annonce déjà celle sur le multiculturalisme, dernière du cycle de rencontres sur ce thème organisée par l’APAHS. Où il sera encore question des politiques culturelles…

Cette rencontre aura lieu à la Commission nationale française pour l’UNESCO, 57 boulevard des Invalides, dans le 7e arrondissement de Paris, le mercredi 15 avril, de 19 à 21 heures. Venez nombreux!

V Poster comp

Quand le ministère de la culture est créé, le mot d’ordre est la démocratisation de la culture ; les grandes œuvres artistiques dont la France a hérité ou dont elle encourage la création doivent être accessibles à tous. Dans sa démarche volontaire, Malraux, premier ministre de la culture, a contribué à dessiner les contours d’une certaine forme de culture officielle et à affirmer sa prééminence symbolique sur les autres modes de rapport à la culture.

Cependant, à l’échelle internationale, à l’UNESCO en particulier, l’universalisme hérité de l’après-guerre faisait place à une approche différentialiste dans les années 1970. L’heure était au respect et à la valorisation des cultures particulières, dont la fin des empires et l’émergence de nations indépendantes avaient rendu manifeste la diversité. De manière concomitante, ailleurs qu’en France, les spécificités culturelles locales ou ethniques devenant un véritable casus belli, les politiques culturelles ont été investies d’une mission de pacification : programmes d’enseignement de langues locales, soutien aux manifestations dites « traditionnelles » et autres démarches de ce type apparurent essentielles. L’émergence de la notion de « patrimoine immatériel de l’humanité » a renforcé ces dynamiques dans les années 1990.

Les autorités françaises ont elles-mêmes pris acte de la diversité culturelle de la France et de l’effervescence artistique qui en résultait. Cette reconnaissance s’imposa à la faveur des évolutions à l’échelle internationale, de la pression du monde associatif et des positions du ministre de la culture de l’époque, Jack Lang. Depuis lors, une tension demeure quant à leur traitement. Après la démocratisation de la culture, la démocratie culturelle – c’est-à-dire la reconnaissance de l’égale valeur de toutes les expressions culturelles – était à l’ordre du jour, mais, d’une part, elle s’est toujours davantage attachée à la diversité des contenus, des pratiques, des formes de la culture qu’à celle de ses publics ou de ses acteurs et, d’autre part, l’idéal universaliste continuait d’exercer son influence. C’est là un trait qui caractérise notre pays par rapport à bien d’autres. Il soulève la question de la direction à prendre en matière de politiques culturelles ; d’autant plus à une époque où la démocratie culturelle est fragilisée par un appel croissant à la protection d’une identité française.

Lundi de l’INA sur les images de la politique culturelle française, le 13 avril 2015

Bonjour,

L’INA organise prochainement une soirée à la Bibliothèque nationale de France sur le thème de l’histoire de la politique culturelle française.

Des images d’archive seront projetées, dont certaines assez rares et passionnantes, que commenteront quelques spécialistes de cette histoire.

Je poste ici le flyer de la soirée. Il est conseillé de réserver!

Invitation Lundi de l'Ina - 13 avril 2015

Pourquoi parler français en France? Prochaine rencontre sur le multiculturalisme, le 2 avril

Le cycle de rencontres sur le multiculturalisme se poursuit à bon rythme : voici déjà que se profile la prochaine soirée, jeudi 2 avril, sur le thème de la politique des langues, une rencontre à Sciences Po soutenue par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF, pas facile à prononcer au début…).

La constitution de la Ve république dispose que : « La langue de la République est le français ». Cependant, force est de constater que les femmes et les hommes qui habitent la République ont une relation différenciée avec cette langue: parfois maternelle, parfois apprise, parfois même ignorée la langue française constitue une expérience singulière d’un groupe à un autre.

Pourquoi dès lors attacher tant d’importance à la primauté de la langue française sur le territoire. Après tout, quand la Première République voit le jour en 1792, le portrait linguistique de la France est contrasté: la langue maternelle d’une grande partie des citoyens n’est pas le français de Paris et la population est largement analphabète. Il faut vraiment attendre la Troisième République et une politique d’éducation radicale pour que le français s’impose comme première langue sur l’ensemble du territoire. À cette époque déjà, tandis que les partisans de cette politique saluent l’émergence d’une nation homogène, d’autres regrettent le danger que fait peser l’uniformité linguistique sur la diversité humaine.

Aujourd’hui, le débat émerge à la faveur des questionnements nouveaux autour de la notion de démocratie, des flux migratoires et de la multiplication d’exemples étrangers de pays endossant constitutionnellement leur diversité linguistique. Et il apparait que cette question de la langue est plus qu’un simple problème d’idiome. La langue est un marqueur culturel ; elle porte avec elle des trésors de contes, de chansons et de littérature. Plus généralement, la langue porte une manière particulière d’envisager le monde et doit être posée comme partie intégrante du débat sur la diversité culturelle.

Dès lors la question ne doit-elle pas être posée : le français étant fortement inscrit dans l’appareil institutionnel, quelle place pour les autres langues de France, en particulier dans le champ de l’éducation ? Quelle place pour les langues des migrants et les langues régionales ? Les expériences étrangères et les cas passés démontrent que ces interrogations ne peuvent être balayées du revers de la main. Des situations de bilinguisme ou de trilinguisme institutionnels existent et ont existé, preuve qu’il n’y a pas de fatalité en la matière. Quelle politique publique concevoir en matière de langues ?

Pour s’inscrire, connaître les intervenants et les détails pratiques, allez à cette adresse :  http://apahsasso.wix.com/apahs#!pourquoi-parler-le-franais-en-france/c1aqi

 

Prochaine rencontre du cycle sur les politiques du multiculturalisme, le 25 mars 2015

Après Sciences Po et Paris III, c’est au tour de l’Institut des cultures d’Islam d’accueillir, le 25 mars prochain, le débat sur le multiculturalisme à la française.

Le thème retenu pour cette troisième rencontre est : « Loi de Dieu, loi des hommes, quelle place pour la norme religieuse dans l’espace public? »

Je poste ici le flyer de l’événement, en vous recommandant de vous inscrire pour y assister.

Poster Loi de Dieu comp

De l’origine du monde à la fin des temps. Histoires universelles et philosophies de l’histoire

Peu nombreux sont aujourd’hui les auteurs, en particulier chez les historiens, qui assument l’hypothèse d’une raison historique, c’est-à-dire l’hypothèse de l’accomplissement dans et par l’histoire d’un sens global au devenir humain qui demeurerait inaperçu des acteurs individuels mais pourrait être dégagé de l’observation empirique ou d’une spéculation métaphysique.

Si le genre discursif de la philosophie de l’histoire disparaît à peu près complètement dans la seconde moitié du XXe siècle, ses catégories logiques demeurent bien présentes dans l’espace public, sous forme de vulgate ou dans les pages d’essais à prétention scientifique. Les mythes mobilisateurs du progrès ou du déclin travaillent toujours les imaginaires contemporains. Et les philosophies de l’histoire sont rentrées dans le lit des histoires universelles, d’où elles étaient sorties, refermant une parenthèse ouverte au XVIIIe siècle.

Un colloque, naguère, a tenté de faire le point sur ces questions difficiles mais passionnantes. Les actes en sont parus, aux Presses de Sciences Po, qu’il faut remercier pour leur patience. Il est vrai qu’un savoir trop vite démodé n’en est pas vraiment un.

Couverture Histoires universelles

Couverture Histoires universelles

 

 

L’une des meilleures collections de textes sur la politique culturelle fête ses dix ans

Les éditions de l’Attribut fêtent leurs dix ans.  Cette maison installée à Toulouse a constitué en une décennie l’une des meilleures collections de textes sur l’histoire et l’actualité des politiques culturelles.

Et elle n’a pas l’intention d’en rester là, comme en témoigne la rencontre organisée à la Maison des Métallos, dans le 11e arrondissement de Paris, à la fin du mois d’avril, dont je poste ici le programme.

ATTRIBUT-10.ans-FLYER

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Rencontre du lundi 9 mars 2015 à Paris III

Bonjour,

dans trois jours aura lieu à l’université de Paris III la rencontre sur le modèle républicain français programmée dans le cadre du cycle sur le multiculturalisme.

Nous recevrons l’historienne Sandrine Lemaire, la politologue François Vergès, le président de SOS Racisme Dominique Sopo et le porte-parole d’AC Le Feu Mohammed Mechmache.

Je poste ici le flyer de cette rencontre qui aura lieu dans l’amphi D 02, rue de Santeuil, dans le 6e arrondissement de Paris (métro Censier-Daubenton).

flyer la République