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Histoire comparée des censures (M9A302)

Bonjour,

je place ici les pdf contenant les textes et documents servant de support au cours-séminaire M9A302 (2e année de master Médiation culturelle de Paris 3) sur l’histoire comparée des censures aux XIXe et XXe siècles.

brochure cours M9A302 – 1er semestre 2016-2017 pages 1-127 brochure cours M9A302 – 1er semestre 2016-2017 pages 128-201

J’y ajoute ce texte, qui reprend en partie l’introduction au volume que j’avais dirigé aux Presses universitaires de Rennes l’an passé sur les Censures dans le monde, XIXe-XXIe siècles (voir sur ce blog le post daté du 3 décembre 2016).

Pour qui s’intéresse aux rapports entre culture et politique dans l’histoire comme au présent, la censure est un objet de choix. En nul autre lieu de la vie en société l’antagonisme n’est plus frontal entre le vouloir dire et le pouvoir d’interdire, ce qui ne peut que susciter l’intérêt de chercheurs qui cherchent à pénétrer les mystères de la physique sociale. La censure est l’une des manifestations par excellence de l’exercice du Pouvoir, une de ses dimensions constitutives. Comment comprendre les permanences et les évolutions de cet interdit qui pèse sur la parole, sur l’écrit, sur l’image, sur toutes les formes d’expression ? Pourquoi des hommes et des femmes (mais surtout des hommes, cela n’est pas indifférent) ont-ils empêché d’autres hommes et femmes d’accéder à, ou de diffuser certaines productions symboliques, pour quelles raisons et selon quelles modalités ce qui semble spontanément si naturel, normal, légitime à ceux qui ont eu la chance de naître sous un régime qui valorise la liberté – pouvoir s’exprimer librement, et accéder librement à l’expression d’autrui – non seulement est le produit d’une longue évolution des mentalités et de quelques batailles (le droit naturel est, comme on sait, une notion éminemment culturelle, et politique) mais ne s’est pas imposé partout ni toujours de la même façon et, là où il s’est imposé, n’est jamais allé de soi et n’ira sans doute jamais de soi.

Mais, avant de le comprendre, il s’agit d’abord de faire litière de deux rumeurs, qui sont aussi deux idées reçues. Selon la première, la censure serait partout, tout serait censure. Dans nos sociétés pourtant (ou parce que) libérales et démocratiques, tout est perçu et dénoncé comme censure : l’intervention de l’État et de l’Église ou des Églises (le Parlement ne censure plus guère, sinon ses propres membres), mais aussi les décisions des tribunaux, l’action des divers groupes d’intérêt et de pression, le choix des « médiateurs » de ne pas faire paraître / distribuer / publier / passer à l’antenne telle ou telle œuvre de création, celui des producteurs ou créateurs de ne pas utiliser tel mot ou telle expression ou leur volonté de garder le contrôle sur leur production, et jusqu’à l’attitude des récepteurs ou consommateurs qui, en rejetant ce qui leur est proposé, produiraient un effet de censure en orientant les décisions des producteurs et des médiateurs dans le sens des valeurs dominantes. A lire ou à entendre ce qui s’écrit ou se dit communément sur la censure, celle-ci ne s’est jamais aussi bien portée qu’aujourd’hui. Ce qui pose quand même un sérieux problème d’interprétation. Parle-t-on de la même chose lorsqu’on dit qu’un tribunal « censure » un livre parce qu’il le condamne au nom de règles de droit issues d’un débat démocratique (même si la règle peut être injuste au regard de certains critères, et même si le débat peut être faussé par des biais de toute nature) et lorsqu’on dit que la police politique d’un régime dictatorial « censure » un livre (et, éventuellement, maltraite son auteur) parce qu’il dérange le pouvoir en place ? Rien, vraiment, n’a-t-il changé en France et dans d’autres pays comparables depuis le temps de l’Ancien régime où l’État, l’Église, et le Parlement censuraient qui et quoi bon leur semblaient – avec d’ailleurs bien des nuances[1] – ?

Dans les vingt dernières années, de nouvelles approches sont apparues dans l’étude des phénomènes censoriaux, que l’on a parfois désignées sous le terme de « nouvelles censures », confondant parfois l’objet et la démarche scientifique qui le nomme. Pour Beate Müller, qui a édité un important recueil collectif sur la censure[2], la distinction entre régimes censoriaux et régimes libéraux ne passe plus entre censure préventive (a priori de toute diffusion et de façon arbitraire) et contrôle répressif (a posteriori de la diffusion et selon des règles de droit), mais entre censure régulatrice et censure structurale. Selon elle, « le renouveau des études sur la censure dans les deux dernières décennies n’est pas seulement dû à l’implosion du bloc soviétique et à l’ouverture des archives officielles des États d’Europe de l’Est à la recherche qui en fut la conséquence, mais également à des changements conceptuels dans notre compréhension de la censure ». Les promoteurs de cette notion de « nouvelle censure » ont proposé une vision de la censure bien plus large que la vision classique en affirmant que, à côté de la censure « institutionnelle », « interventionniste », « régulatrice », les interactions et la communication sociales sont affectées par une censure « constitutive », ou « structurale », laquelle regroupe les formes de régulation du discours qui influencent ce qui peut être dit, qui peut le dire, à qui, comment et dans quel contexte[3]. Ceux qui défendent ce point de vue insistent sur le fait que la censure est inévitable, quel que soit le contexte socio-politique.

On conçoit aisément les avantages d’un tel élargissement du sens : une prise en compte des formes subtiles, « invisibles », du contrôle social, une relativisation de la démarcation stricte entre ancien et nouveau régimes, régimes censoriaux et régimes répressifs, dictatures et démocraties libérales ; une salutaire prise de conscience, aussi, qu’il n’y a pas de société ni de parole entièrement libres, que toujours un contrôle s’exerce sur la parole et la pensée. Mais jusqu’où peut-on aller dans cette relativisation ? Pas jusqu’au point, selon nous, d’annuler toute forme de différence entre ces différents régimes. Sur le continuum qui mène de la liberté la plus large (jamais totale) au contrôle le plus strict (qui comporte toujours ses failles), il y a des différences de degré qui peuvent sembler des différences de nature. Si des pays comme la France ou les États-Unis sont loin d’être les modèles de vertu démocratiques qu’ils prétendent être, on ne saurait pour autant les mettre sur le même plan, pour ce qui est de la liberté d’expression, avec la Chine de Xi Jinping ou la Russie de Vladimir Poutine – n’en déplaise à ce dernier, qui créa il y a quelques années des « instituts pour la démocratie et les droits de l’homme » en Occident afin de tourner en dérision les accusations portées contre lui par les organisations occidentales de défense des droits de l’homme. La tentation hyper-relativiste est d’autant plus dangereuse que les sources disponibles semblent l’autoriser : par une sorte de paradoxe qui s’explique très bien, la documentation sur les atteintes portées à la liberté d’expression en Occident est beaucoup plus abondante que celle dont on dispose sur les régimes dictatoriaux, ces derniers n’ayant évidemment pas pour habitude de faciliter le travail d’enquête des journalistes ou des spécialistes de sciences sociales sur leurs agissements.

Selon la seconde rumeur, inverse de la première, nos sociétés occidentales, ouvertes, communicantes, transparentes, se caractériseraient par la disparition de toute forme de censure, remplacée par des dispositifs de contrôle, de régulation ou de répression veillant avant tout à la protection de la vie privée et à la dignité des personnes. Alors que, dans l’Europe du XIXe siècle, la censure était le moyen de prévenir le scandale, c’est-à-dire la rupture éclatante, symboliquement coûteuse et politiquement dangereuse, de l’ordre existant, c’est désormais la censure elle-même qui fait figure de scandale dans nos sociétés occidentales post-modernes, saisies par le démon de la transparence et du « tout communicationnel ». C’est que l’ordre moral dominant, ou la norme moyenne, veut aujourd’hui tout révéler et tout connaître, immédiatement et universellement. La censure apparaît comme l’abus d’autorité par excellence, à l’heure où les formes traditionnelles de l’autorité sont partout rejetées. Puisqu’il est devenu interdit d’interdire, la censure apparaît comme une atteinte intolérable aux libertés publiques et individuelles, au premier rang desquelles les libertés de s’exprimer et de savoir. Sous le regard panoptique des médias, les grands mais surtout les petits secrets sont mis à nu, il n’y a plus de séparation entre les sphères privée et publique, l’exhibitionnisme et le voyeurisme tendent à remplacer le principe de publicité.

La censure, selon cette seconde idée reçue, opposée comme on voit en tout point à la première, serait donc en voie de disparition, accablée sous le mépris général. On en parlerait d’autant plus qu’elle constituerait une anomalie, une pathologie résiduelle de la communication optimisée, un épouvantail commode. Le juriste Maxime Dury s’interrogeait naguère si « l’utilisation lâche du mot censure », la tendance à l’utiliser à tout propos pour dénoncer toutes sortes de contraintes, ne dérivait pas d’un « effacement de la chose elle-même », telle que le droit l’énonce[4]. De fait, la définition juridique de la censure, du moins dans la tradition libérale, distingue classiquement le régime préventif, dans lequel l’autorité administrative intervient a priori de la mise à disposition du public de l’œuvre ou de l’objet médiatique pour empêcher, différer ou modifier les formes de cette diffusion, et le régime répressif, dans lequel l’intervention s’effectue, le cas échéant, a posteriori de la diffusion, pour sanctionner les abus ou réparer les dommages causés par celle-ci. Au sens strict, seul le premier type d’intervention correspond à la censure, l’autre type relevant des moyens dont se dote tout régime de droit pour organiser l’espace public. Dans le droit libéral, la censure s’oppose à la liberté comme l’arbitraire s’oppose à la rationalité juridique ; dans nos sociétés démocratiques, la liberté serait désormais la règle et la contrainte l’exception.

Les deux rumeurs contradictoires relatives à la censure – sa prolifération ou sa disparition – ont pour racine commune la mauvaise réputation faite à la censure. C’est un troisième obstacle épistémologique qu’il nous faut surmonter si nous souhaitons proposer une vision plus exacte des phénomènes censoriaux. Selon l’opinion commune, la censure est intrinsèquement mauvaise et l’on ne pourrait adopter à son égard qu’une attitude résolument hostile. Tout le monde est, ne peut être que, contre la censure, même si tout le monde la pratique, à sa petite ou à sa grande échelle. De même que la pornographie est, selon le mot de Robbe-Grillet, l’érotisme des autres, la censure est la violence symbolique des autres ; ce n’est jamais vous qui censurez, ce sont les autres qui vous censurent. Dans des sociétés où la liberté, notamment d’expression, est érigée au rang de valeur suprême, tout ce qui menace de lui porter atteinte est considérée comme une menace intolérable. Nos sociétés sont hantées par le rêve ou le fantasme d’une parole totalement libérée et le mot de censure est dégainé au premier soupçon de contrainte ou de contrôle. En fait, dire de quelqu’un qu’il est un « censeur » ou d’une institution qu’elle est censoriale (dans une version psychanalytique de la polémique, on remplacera « censoriale » par « castratrice ») est un argument polémique très commode : cela permet de diaboliser le contradicteur et de se poser soi-même en héros ou en martyr de la liberté d’expression. Qui voudrait s’en priver ? Et qui voudrait prendre le risquer d’aller là contre, ou de tempérer ou de nuancer, voire de trouver des mérites, des avantages, des effets positifs (fussent-ils « pervers ») à cette censure, sans aller jusqu’à prôner, comme Francis Bacon maniant le paradoxe provocateur, « l’enfermement de la liberté en prison pour que celle-ci puisse s’exercer » ? Comment justifier la position épistémologique qui consiste à se tenir en retrait ou à l’écart d’une situation conflictuelle que l’on observe, quand cette situation semble opposer un dominant qui censure et un dominé qui est censuré ? C’est pourtant à partir de cette position que l’on a le plus de chance d’introduire un peu de complexité intéressante dans des schémas trop souvent binaires. Parfois, la censure favorise malgré elle(s) la création ; parfois, le censuré se prête à la censure, la recherche même ; parfois, la censure peut être utile à la société, y compris lorsqu’on envisage celle-ci selon les principes les plus libéraux. « Aussi serait-il trompeur de décrire simplement la censure comme un affrontement entre création et oppression »[5].

Face à cette prolifération des acceptions négatives, à cette polysémie péjorative, devant ce que l’on pourrait considérer comme un usage abusif du terme ou comme une confusion des réalités qu’il désigne, celui qui veut y voir un peu clair a le choix entre deux attitudes (sans doute davantage que deux, mais nous simplifions). Il peut affirmer, un peu péremptoirement, que ce que les « acteurs » ou les « indigènes » appellent censure la plupart du temps n’en est pas, la censure étant ceci et non cela, et il s’autorise à faire le tri entre la vraie censure et la fausse selon des critères qu’il définit a priori et une fois pour toutes. Il y aurait une censure intemporelle, un invariant a-historique à l’aune duquel on pourrait décréter que ce que les « gens » désignent ou dénoncent comme étant de la censure est en réalité tout autre chose. La difficulté sera de s’entendre sur ce noyau dur de la censure, la définition de la censure variant d’un auteur à un autre, d’une discipline à une autre. Par ailleurs, le caractère essentiellement mouvant, changeant, historique du phénomène censorial interdit d’essentialiser et d’éterniser les termes qui le désignent, de la même façon que la liberté d’expression est une notion qui recouvre des réalités très variables dans le temps et l’espace. Cette historicité et cette relativité sont encore une difficulté mais elles sont bien plus que cela : elles constituent l’objet même de la recherche, l’existence et le choix des archives préorientant, comme l’écrit Olivier Forcade, l’histoire des formes censoriales[6]. D’où le second choix, qui consiste à ne pas choisir a priori entre les diverses acceptions du mot, y compris lorsqu’il est employé dans un sens polémique, à prendre en compte l’ensemble des représentations charriées par ce mot et à considérer que ce que les acteurs dénoncent comme étant de la censure pourrait bien, effectivement, en être, s’ils le jugent tel.

Nous sommes donc conduits à une certaine forme de relativisme culturel et à une histoire compréhensive et comparative de la censure, de ses représentations, de ses pratiques, de ses acteurs, des objets qu’elle vise, des motifs de son intervention, des effets qu’elle produit. Ce n’est pas là, à notre sens, aller dans le sens d’une quelconque « théorie faible » de la censure. Nous plaidons pour une approche à la fois très extensive et très discriminante de cette notion. Il peut bien y avoir censure dès lors qu’un sujet ressent une contrainte sur sa liberté d’expression ou sur l’accès à l’expression d’autrui ; cela ne veut pas dire que toutes les formes de censure s’équivalent et qu’il faille les confondre. Au contraire, plus le champ paraît large et les emplois nombreux, plus il paraît important de les distinguer pour éviter que la confusion, parfois volontaire, qui règne entre les divers usages et mésusages polémiques de la notion ne gagne l’analyse qu’un observateur extérieur peut en faire. Des termes voisins comme ceux de contrôle, de régulation, de discipline, de surveillance, de contrainte, de répression seront utiles sans que l’on puisse préjuger de ce que la censure est ou de ce qu’elle n’est pas, en réalité.

[1]                Voir Catteeuw L., Censures et raisons d’Etat, une histoire de la modernité politique (XVIe-XVIIe siècles), Albin Michel, 2013 ; Darnton R., Édition et sédition. L’univers de la littérature clandestine au XVIIIe siècle, Paris, Gallimard, 1991. Chez le même éditeur, l’universitaire américain vient de faire paraître un essai d’histoire comparée sur trois moments et lieux où la censure s’est exercée, savoir la France du XVIIIe siècle, l’Inde coloniale, la R.D.A. : De la censure. Essai d’histoire comparée, Paris, Gallimard, 2014.

[2]    Müller B. (ed.), Censorship and Cultural Regulation in the Modern Age, Amsterdam / New York, Rodopi, 2004.

[3]    Voir notamment Durand P. (dir.), La Censure invisible, Arles, Actes Sud, 2006.

[4]    Dury M., « Du droit à la métaphore : sur l’intérêt de la définition juridique de la censure », dans P. Ory (dir.), La Censure en France à l’ère démocratique, Paris/Bruxelles, Complexe, 1997, p. 13-26.

[5]           Darnton R., De la censure, op. cit., p. 196. D’accord avec cet auteur quand il insiste sur la dimension herméneutique de la censure, qui implique un rapport de négociation entre censeur et censuré, nous cessons de l’être quand il réduit la censure à la seule définition politique du rapport à l’État – en même temps que nous appelons à l’élargissement de l’enquête à d’autres formes d’expression que la littérature, à une comparaison qui ne soit pas seulement entre des espaces et des époques mais aussi entre des formes et des domaines.

[6]    Forcade O., « Faire l’histoire de la censure politique », dans Laurent S. (dir.), Archives secrètes, secrets d’archives ? Historiens et archivistes face aux archives sensibles, Paris, CNRS éditions, 2003, p. 201-209.

Enfin, je vous signale l’article paru aujourd’hui dans les Inrocks sur la censure d’internet en Chine. Vous le trouverez à cette adresse :

http://www.lesinrocks.com/2017/09/29/actualite/quoi-ressemble-internet-en-chine-11991499/

Voilà!

LM

 

Documents sur la politique culturelle française

Bonjour,

je poste ici un certain nombre de documents qui pourront intéresser aussi bien les étudiants d’INA Sup que ceux du master Conception et direction de projet culturel de Paris III – et d’autres lecteurs qui travaillent sur l’histoire ou l’actualité des politiques culturelles françaises.

Des documents liés à l’histoire des politiques culturelles en France:

160329-martin-la-politique-culturelle-focus

la-politique-culturelle-de-la-france-depuis-1945version3

Des documents liés à la question des industries culturelles :

cover-cultural-industries-and-cultural-policy-doc-cultural_industries_and_cultural_policy_lsero

theorie-critique-et-industrie-culturelle-grm-375-4-notes-sur-la-theorie-critique-et-sur-l-industrie-culturelle

D’autres documents liés à la question du patrimoine :

pomian-sur-patrimoine

martin-article-patrimoine-2015

Des documents statistiques mis en ligne par le ministère de la Culture et de la Communication :

Projet de loi de finance 2017 (montrant un incontestable effort budgétaire en faveur de la culture, dans un contexte pré-électoral) :

budget-mcc-plf-2017

Et les chiffres clefs de la Culture 2013 (les derniers disponibles en ligne ; mais vous pouvez trouver les versions plus récentes en version papier dans les bibliothèques… et les librairies! La dernière édition date de mai 2016) :

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Enfin, je signale la parution d’une très intéressante étude du DEPS sur les représentations de la culture par les Français – sur laquelle il faudra que je revienne dans un prochain post.

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Jean-Michel Guy, qui en est le maître d’oeuvre, présente ainsi cette enquête :

« Que recouvre le terme de « culture » dans l’esprit des Français, quelles sont les représentations spontanées qui lui sont associées et à quels registres renvoient-elles ? Pour le savoir, et dans la perspective de la reconduite de l’enquête décennale sur les pratiques culturelles des Français réalisée depuis 1970 par le ministère de la Culture et de la Communication, le Département des études, de la prospective et des statistiques a mené, auprès d’un échantillon de 1500 personnes représentatives de la population française, une étude sur les représentations et les valeurs associées à la culture.

Les évocations spontanées de mots et expressions pour référer à la culture peuvent être regroupées, selon leur proximité sémantique, en 28 registres. Le premier d’entre eux, mobilisé par 41 % des Français, fait référence au savoir et à la connaissance, le deuxième à la littérature et à la lecture et le troisième à la musique et à la danse. Si l’on observe un consensus autour du patrimoine et des arts, mais aussi des voyages, de la science et de la cuisine comme faisant partie de la culture dans tous les cas, des lignes communes de rejet se dessinent également, excluant du champ culturel les émissions de télé-réalité et les séries télévisées, les jeux vidéo ou les parcs d’attraction.

Quatre grands types de conception de la culture se dégagent : le libéralisme culturel (tout est culturel), l’éclectisme critique (tout est potentiellement culturel, selon certains critères), le classicisme (le champ culturel n’est pas extensible) et l’attitude contestataire (la vraie culture est ailleurs). Si les jeunes (15-24 ans) incluent volontiers dans la culture des modes d’expression et des formes de culture médiatique, et les femmes un plus grand nombre de contenus et d’activités que les hommes, on observe globalement une faible influence des variables qui déterminent historiquement la participation culturelle, en particulier l’origine sociale. Tout se passe comme si une représentation commune de la culture assez extensive s’était imposée et traversait tous les groupes sociaux. »

Bonne lecture!

LM

Sur la démocratisation culturelle

Bonjour,

je remets en circulation des documents qui peuvent servir à la réflexion autour des questions de démocratisation culturelle.

Bonne lecture!

article d’Olivier Donnat sur la démocratisation culturelle

Laurent Martin La démocratisation de la culture en France (version française IJCP)

La démocratisation culturelle (article_quad_0987-1381_2005_num_58_1_1679)

Sur l’action culturelle extérieure de la France et la francophonie

Bonjour,

voici trois documents pour prolonger et nourrir notre réflexion sur l’action culturelle extérieure de la France et la francophonie.

Bonne lecture.

LM.

Culture fçse et mondialisation (prospective 2030)

Le_paradoxe_Francophone

stratégies d’influence culturelle (Ecole de guerre économique, 2009)

Encore quelques documents sur les archives, le patrimoine, les musées, l’Europe…

Bonjour,

pour accompagner et prolonger divers cours récents, à Ina Sup comme à Paris III,  sur les questions de patrimoine, d’histoire, de mémoire (française et européenne), je place ici quelques documents susceptibles de vous intéresser.

A bientôt,

LM.

présentation_Musées_Nations

présentation_nouveaux_musées

Archives&Enjeux de société